Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES), avec plus de 30 % des émissions de GES du pays (+ 11,8 % entre 1990 et 2017), dont 16 % causées par nos voitures.

La part de ce secteur dans la consommation finale d’énergie en France est en constante progression : 33 % en 2015, contre 29 % en 1990 ou encore 18 % en 1970. Le secteur des transports agit également directement sur la santé en dégradant la qualité de l’air localement. Les oxydes d’azote et particules émis par nos véhicules, et que nous inhalons, ont des effets délétères : on estime entre 400 000 et 800 000 le nombre de décès en Europe causés par la pollution chaque année.

Diminuer l’impact environnemental de nos voitures est un levier essentiel pour lutter contre les changements climatiques et la pollution de l’air. Les principaux moyens d’agir sont :

  • maîtriser la croissance de la demande (nombre de déplacements) et réduire le nombre de véhicules en circulation, à travers notamment des politiques de sobriété de la mobilité telles que le recours au travail à distance, ou des politiques favorisant le report modal vers les modes actifs ou les transports collectifs : aménagement du territoire, développement de l’intermodalité, etc. ;
  • limiter l’autosolisme et optimiser l’usage des véhicules en circulation, en favorisant le développement du co-voiturage et de l’autopartage ;
  • améliorer les performances des véhicules afin de les rendre moins émissifs.


La récente loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 (LOM) confirme le fort engagement national sur ces trois axes pour décarboner le secteur des transports. En particulier, la France s’est engagée dans un verdissement du parc automobile, notamment par son électrification. La loi d’orientation des mobilités a créé la possibilité pour les collectivités et établissements publics titulaires de la compétence IRVE d’élaborer un schéma directeur de développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques et hybrides rechargeables ouvertes au public.


Le schéma directeur donne à la collectivité ou à l’établissement public un rôle de chef d’orchestre du développement de l’offre de recharge ouverte au public sur son territoire, pour aboutir à une offre :

  • coordonnée entre les maîtres d’ouvrage publics et privés ;
  • cohérente avec les politiques locales de mobilité, de protection de la qualité de l'air et du climat, d'urbanisme et d'énergie ;
  • adaptée à l’évolution des besoins de recharge pour le trafic local ou de transit. Visant à des objectifs très opérationnels à un horizon de temps court et porteur d’une vision à plus long terme, le schéma directeur revêt une dimension stratégique et constitue une démarche à la fois structurée et adaptable localement. Il est accompagné de dispositions réglementaires qui garantissent aux collectivités de disposer facilement de toutes les données dont elles auront besoin pour réaliser cet exercice de planification.

Par délibération n°2019/138 du 12 décembre 2019 la commune d’Aixe-sur-Vienne a transféré sa compétence IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Electriques et hybrides rechargeables) au SEHV afin qu’il soit le porteur de la mise en œuvre du déploiement à l’échelle du territoire.

2 bornes de recharge de véhicules électriques viennent ainsi d'être déployées et sont en fonction sur la commune :

  • Parking Guillaume Lemaistre
  • Parking de la Gare

Pour une utilisation simplifiée de ces bornes, le SEHV intègre MObiVE, réseau de recharge pour voitures électriques et hybrides rechargeables développé en Nouvelle-Aquitaine par les syndicats départementaux d’énergie.

Les bornes sont accessibles 24h/24 et 7j/7. Le paiement se fait via un abonnement, ou ponctuellement via l’application Smartphone MObiVE.
L’électricité achetée par le SEHV pour alimenter les bornes est 100% d’origine renouvelable.

>>Voir le guide pratique de l’usager.