Eglise néogothique construite au XIXe siècle en brique renferme une Vierge de Pitié et celle de Sainte-Claire du XVIe siècle. 
Dans la nef, il se trouve 4 grandes châsses conservant les martyrs ramenés de Rome en 1870. 
Des vitraux contemporains historiés ont remplacés les verrières du XIXe siècle. Chemin de croix et parc séparés du parvis par la rivière de l’Aurence. 
Chapelle du cimetière, ancienne chapelle funéraire privée, a des origines du XIIIe siècle. Sa porte brisée, son chevet plat avec son retable du XVIIIe siècle, sa voûte en lambris sont caractéristiques de cette chapelle.

Si l’origine de la consécration de ce coin de terre à Notre-Dame reste assez obscure, son ancienneté ne laisse aucun doute. Une source à dévotion, aujourd’hui située dans un parc privé, est toujours considérée et fréquentée comme la première et vraie fontaine d’Arliquet !

Sa présence autorise à penser qu’elle était peut-être l’objet d’un culte avant même l’avènement du christianisme dans la région. L’appellation “Maisons Blanches” pour désigner les habitations les plus proches pourrait confirmer cette hypothèse. Le premier oratoire était peut-être une “Chapelle Blanche” ?

Il faut attendre 1544 pour apprendre que "des prisonniers ont passé la nuit dans la chapelle d’Arliquet et ont prêté serment sur les évangiles”.

Sur l’édifice qui a subsisté jusqu’en 1868 on pouvait découvrir la date de 1636. Sans doute celle d’une restauration !

En 1667, par un acte notarié, un novice de l’abbaye de St Maur à Toulouse, originaire de Concrassas sur la paroisse d’Isle, fait un don pour la réparation de la chapelle.

La période révolutionnaire aurait pu lui être fatale, mais ici, la Providence veillait.

Après le concordat de 1801 et le rétablissement de la liberté du culte , le sanctuaire fut remis à la Fabrique de la Paroisse et Notre Dame reprit sa place dans l’ancien oratoire. Il était en mauvais état...mais debout ! Pendant la tourmente plusieurs chapelles ainsi que l’église de Tarn avaient disparu. Arliquet, discrètement renaissait ! Malgré la pauvreté de sa demeure, Marie attirait de plus en plus de Pélerins, et le Clergé de la paroisse répondait à la mesure de ses moyens.

En 1851, l’Abbé Chapelle est nommé curé d’Aixe. Sa première visite sera pour Notre-Dame d’Arliquet pour lui confier son ministère et sa paroisse.

1870, le père Rouard-de-Card obtint de Rome les corps de quatre martyrs qu’il s’empressa de remettre à Notre-Dame des Reliques afin que "des martyrs fassent un cortège à la reine des Martyrs”.

1875 verra l’édification du chemin de croix et, 1890 la consécration de la chapelle, enfin terminée.

1892, sur les instances de Monseigneur Renouard, évêque de Limoges et de Monseigneur Rougerie, enfant d’Aixe et évêque de Pamiers, sa sainteté Léon XIII accordait à Notre-Dame d’Arliquet l’insigne faveur de figurer parmi les vierges couronnées.

1905, Arliquet subit les effets de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ses biens sont mis sous séquestres. Quelques années plus tard, grâce à la persévérence de l’abbé Vergnaud, de son conseil paroissial et du conseil Municipal, le sanctuaire retrouve une nouvelle fois sa place au sein de la paroisse.

L’histoire d’Arliquet se continue. Aujourd’hui encore, Notre-Dame accueille ses fidèles dans une chapelle rénovée, doublée d’une salle de réunion.

(texte de J. Hamon) 

La Chapelle est ouverte tous les jours de 8h à 12h et de 14h à 19h (à la tombée de la nuit en hiver).

Visites interdites durant les offices religieux.

 

L’Office de Tourisme du Val de Vienne organise plusieurs visites guidées sur le site d’Arliquet.

Pour plus d’infos, contactez l’Office de Tourisme du Val de Vienne.